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2004-11-19 Silo, Visite a une petite Salle Ramos Mejia, Buenos Aires

Silo parle de l’esprit qui anime les petites salles du Message. Petites salles où les gens se rassemblent. Des petites salles qui sont empruntées, qui sont construites, qui sont louées entre diverses groupes et les dépenses, les jours, les heures sont partagés…..
Ce qui est important dans les petites salles ce sont les gens, pas les murs. Les petites salles sont chargées des bonnes relations entre les gens, des bons sentiments des gens, et non de la discorde.
Cela est projeté à l’extérieur des petites salles et les gens le ressentent. Aujourd’hui, les gens ne convergent pas dans les familles, les amitiés, les théories, ou quoi que ce soit. Il n’y a pas d’autre moyen pour les gens de se connecter et de converger que de vivre des expériences communes.
Il n’y a pas moyen d’être d’accord, sauf avec des expériences communes. Elles ont également l’avantage de pouvoir être renforcées dans la mesure où elles sont répétées et où elles rassemblent davantage de personnes.
Les expériences peuvent être réalisées de manière plus intense à chaque fois, plus réellement et dans une meilleure relation avec les gens.
C’est comme ça que ça se passe, pas autrement. Les textes sont une référence. Chacun peut faire la cérémonie comme il/elle le sent le plus réellement.
Silo vous invite à effectuer une cérémonie de Bien-être.

1981 09 27 Silo, Pavillon des Sports de Madrid, Espagne

1981 09 27 Silo, Pavillon des Sports de Madrid, Espagne

…Il y a un autre point que je dois traiter maintenant. Il a trait à la situation de crise à laquelle nous sommes parvenus. Comment Opinions, commentaires et interventions publiques tout cela est-il arrivé et qui sont les coupables ? Je ne ferai pas de ce problème une analyse conventionnelle. Je n’aurai recours ni à la Science, ni aux statistiques. J’utiliserai des images qui parviennent au cœur de chacun. Il y a très longtemps, la vie humaine fleurit sur cette planète. Au cours des millénaires, les peuples grandirent séparément et il y eut un temps pour naître, un temps pour jouir, un temps pour souffrir et un temps pour mourir. Individus et peuples, construisant, se succédèrent jusqu’à finalement hériter de la Terre. Ils dominèrent les eaux des mers, volèrent plus rapidement que le vent, traversèrent les montagnes et, avec la voix du tonnerre et la lumière du soleil, ils montrèrent leur pouvoir. Alors, ils virent au loin leur planète, leur planète ronde et bleue, aimable protectrice voilée par ses nuages. Quelle énergie a mû tout cela ? Quel moteur puissant a placé l’être humain dans l’Histoire, si ce n’est la rébellion contre la mort ? Car dès les temps les plus anciens, la mort a accompagné ses pas comme une ombre. Et depuis la nuit des temps, elle a pénétré en lui et a voulu conquérir son cœur. Ce qui fut au départ une lutte continuelle motivée par les nécessités de la vie devint ensuite une lutte motivée par la peur et le désir. Deux chemins s’ouvrirent : le chemin du oui et le chemin du non. Alors, toute pensée, tout sentiment et toute action furent troublés par le doute entre le oui et le non. Le oui créa tout ce qui permit de surmonter la souffrance. Le non ajouta de la douleur à la souffrance. Aucune personne, aucune relation, aucune organisation ne furent libres ni de leur oui intérieur ni de leur non intérieur. Puis, les peuples séparés établirent des liens et les civilisations se trouvèrent enfin reliées. Les oui et les non de toutes les langues envahirent simultanément les ultimes recoins de la planète. Comment l’être humain vaincra-t-il son ombre ? En la fuyant ? En s’y confrontant dans une lutte incohérente ? Si le moteur de l’Histoire est la révolte contre la mort, révolte toi maintenant contre la frustration et la vengeance. Pour la première fois dans l’Histoire, arrête de chercher des coupables. Les uns et les autres sont responsables de ce qu’ils ont fait, mais personne n’est coupable de ce qui est arrivé. Souhaitons que l’on puisse déclarer dans ce jugement universel : « Il n’y a pas de coupables » et que s’établisse comme obligation morale pour tout être humain de se réconcilier avec son propre passé. Cela commencera en toi et en moi, ici et maintenant, et nous serons responsables que cela se poursuive parmi ceux qui nous entourent et ce, jusqu’à parvenir au dernier recoin de la Terre…